La collaboration entre les équipes du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, du RHU PsyCare et du projet EEG-MIND, au sein du programme de recherche exploratoire en psychiatrie de précision « PEPR-Propsy », a conduit à la publication dans la revue internationale Schizophrenia Bulletin, de la première étude de neurophysiologie quantitative dans la catatonie.
Dans cette étude, portée par les Dr Mylène Moyal et Anton Iftimovici, les auteurs ont extrait plus de 600 EEG de routine clinique de personnes souffrant de schizophrénie ou de bipolarité, en comparant celles avec et sans catatonie, du point de vue de la distribution de puissance spectrale et des microétats EEG. Cela a permis d’identifier, à l’échelle du groupe, des anomalies neurophysiologiques associées à la catatonie et évocatrices d’une dimension neurodéveloppementale dans ce syndrome psychomoteur extrêmement sévère. Bien qu’encore loin d’une application à l’échelle individuelle, ces résultats mettent en évidence l’intérêt des enregistrements EEG passés en routine, accessibles et peu coûteux, pour permettre une meilleure compréhension de ce trouble.Ce travail constitue également un premier jalon dans l’organisation d’une grande base d’EEG cliniques destinée à faciliter le transfert de la recherche neurophysiologique en psychiatrie aux données de routine clinique. Il est rendu possible, au GHU, par la collaboration au sein du projet TEMPO (PI Dr Iftimovici) entre le Pôle hospitalo-universitaire d’Évaluation, Prévention, et Innovation Thérapeutique (Pr Marie-Odile Krebs), le Service de Neurophysiologie Clinique (Pr Martine Gavaret), et l’équipe de l’entrepôt de données de santé pilotée par Sophie Sebille.